L’environnement du Gite le Bastidon du Feisselier

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L’environnement naturel du Gite “le Bastidon du Feisselier” est typiquement provençal.
Vous trouverez, ci-dessous, quelques éléments (textes et images) caractéristiques de la végétation, de la faune et de la maniére dont les hommes ont façonné cette région.

Ce conifère pousse autour du bastidon, mais il est moins aimé.
Le pin d’Alep fait une ombre pauvre et, de plus, pendant les heures chaudes, il charge l’air ambiant d’électricité. Associé à la menace de l’incendie, il n’est pas le bienvenu.
Chaque hiver, nous en abattons, bien qu’il soit un piètre bois de chauffage. Nous espérons progressivement le faire reculer au profit des chênes blancs et des chênes verts et retrouver ainsi le paysage, riche et varié, de la Provence d’autrefois.

Cade nom provençal de juniperus oxycedrus, genévrier oxycèdre
A ne pas confondre avec le genévrier commun dont les petites baies bleu-noir sont recherchées par les grives et les cuisinières pour assaisonner le gibier.
Du cade, une huile est obtenue par pyrogénation dans des fours de pierre (184 fours recensés dans le Var).
L’huile de cade, uniquement à usage externe, est utilisée en cosmétologie (shampoings – souvenons-nous du Bébé Cadum-) et surtout en médecine humaine et vétérinaire.
Un flacon d’huile est toujours à portée de main du berger. Nous-mêmes l’utilisons pour tenir à distance du jardin ces cochons de sangliers. L’odeur est forte, elle rappelle celle du goudron fumant, pas forcément désagréable.
Le bois de cade est veiné rouge, extrêmement dur et imputrescible.
Réduit en poudre, il embaume nos armoires, il en éloigne les insectes.

En bordure du chemin d’accès, nous avons tressé des palissades de perches d’osier.
La technique est celle des plessis.
Utiliser des perches permet de faire plus haut et plus résistant.
Les perches, traitées par autoclave, ont dix ans de durée de vie.

Une oliveraie est un champ cultivé d’oliviers, en espacements réguliers, propres au pied, taillés avec soin. Le paysan provençal en tire un revenu, souvent modeste, et surtout, une grande fierté.
L’olivette, c’est encore différent.
Les anciens plantaient des oliviers sur le moindre pan de terre disponible, malgré une plus grande charge de travail. On se devait d’avoir un coin avec quelques oliviers, d’autant plus choyés qu’ils étaient peu rentables, car l’olivette a un secret.
Giono, le grand Giono, l’a révélé.
L’homme provençal a besoin d’être seul, pour se regarder dans le miroir du passé, pour rêver et méditer. L’olivette lui en donne l’occasion, l’occasion de se retrouver dans la beauté de cet instant fabuleux de solitude exaucée (Ludwig. L.Ferré).
Autour du bastidon, subsiste encore le charme de l’olivette passée.
Nous nous efforçons de donner une nouvelle jeunesse aux vieux oliviers et de remonter les murets soutenant les terrasses (restanques).

mot provençal désignant les terrasses soutenues par un mur de pierre sèche.
Pour pouvoir travailler le sol, il fallait empêcher le ruissellement, casser la pente et aménager des surfaces planes.
Pour retenir la terre, il fallait construire des murs en utilisant les pierres récupérées sur place.
Un mur en pierre sèche, fait selon les règles de l’art, est plus solide qu’un mur cimenté. Il encaisse la poussée, il a un formidable atout : la souplesse.
De plus, il fait office de drain. L’eau est dirigée vers une sortie, elle peut être stockée.
La culture en restanques optimise les trois éléments : l’eau, la terre, la pierre. Elle est une juste réponse à la violence du climat méditerranéen.
Une forte conviction est souvent nécessaire pour le faire admettre aux bétonneurs de tout poil.
Dans les alentours, vous pourrez découvrir quelques joyaux du patrimoine rural, des petites constructions de pierre sèche appelés cabanons pointus ou, parfois, bories. Elles servaient de cabanes à outils ou d’abris au berger.

Menthe-coq (tanecetum balsamita)
Ce n’est pas une vraie menthe, puisque c’est une astéracée, proche du génépi, on en fait, d’ailleurs, une liqueur.
En cuisine, elle se prépare en omelette.

Millepertuis (hypéricum perforatum)
cousine lointaine et sauvage de celle qui pousse dans les massifs ornementaux, la plante tire son nom de sa fleur : par transparence, une constellation de minuscules vésicules apparaissent.
Elle nous permet de fabriquer l’huile rouge, très efficace contre brûlures et piqures.

Sauge sclarée (salvia sclaréa)
une des plus grande sauge, une fleur rose pâle, très odoriférante, on utilise pour repousser les insectes.
On obtient, par fermentation, un apéritif pétillant très rafraîchissant.

Sarriette ( saturéja montana )
agrémente les plats à base de légumineuses (fèves, haricots…) ou la viande de mouton.
On en trouve sur le fromage de chèvre frais.
Certains lui accordent, prise en infusion, des vertus aphrodisiaques.
Son nom provençal est suffisamment évocateur. Nous appelons pebre d’aï c’est-à-dire poivre d’âne !…